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Yoga, Yoga Nidra

Yoga Nidra, qu’est-ce que c’est ?

Un article, digeste je l’espère, sur cette belle pratique qu’est Yoga Nidra. Je vous invite bien sûr à partager et à commenter cet article en fonction de vos ressentis de pratique éventuellement ou de vos questionnements si vous êtes novice. Bonne lecture !

Nathalie

Yoga nidra à L’Atelier les mardis à 13h à partir du 13 septembre.

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Notre formation Pilates et Yoga en pré et post natal

Prochaines dates : 29 avril, 30 avril et 1er mai à Toulouse Contact

La formation proposée à L’Atelier invite à une approche originale combinant plusieurs pratiques corporelles adaptées aux périodes pré et post natales.

Ces périodes, ô combien riches et fondatrices dans la vie d’une femme viennent apporter un renouveau par la présence de la vie même mais aussi bousculer un vécu, une histoire de l’être dans son ensemble (corps, psyché et environnement).

La pratique corporelle durant ces périodes est fondamentale et souvent demandée car le corps parfois oublié se fait plus présent.

Il s’agit de pouvoir accompagner une pratique adaptée et bien différente selon les femmes mais aussi selon la période: avant (ouverture, se laisser traverser) ou après la naissance (rassembler, recentrer).

Pré natal

Anatomie vivante du bassin, périnée, abdominaux : toucher, mobiliser, sentir, visualiser.

Yoga postures et enchaînements adaptés : ouvrir, sentir, fluidifier, ancrer.

Pilates, fondamentaux adaptés, pratique avec matériel (gros ballon, petit ballon, rouleau)

Douleurs, inconforts fréquents et adaptations

Relaxation, postures aménagées et guidage sensations corporelles (parties du corps, souffle, appuis etc..)

Respiration, pratiques adaptées : complète, ujjayi, nadisodhana.

Post-natal

Anatomie, le corps après la naissance. Les besoins.

Yoga, postures et enchaînements adaptés : drainer, remonter, se retrouver.

Pilates, exercices adaptés toujours sans poussées, retonifier en douceur, recentrer, rassembler, pratique avec le cercle, la sangle.

Pratiques respiratoires adaptées au post natal : kapalabathi, bandhas (mula bandha, jalandara bandha, uddyana bandha).

Relaxation, récupération, postures de portage et d’allaitement.

Nathalie est danseuse, professeure de danse contemporaine D.E, enseignante de Hatha Yoga et de Yoga Nidra (relaxation profonde), enseignante et formatrice Pilates selon une approche somatique. Elle est aussi et surtout maman de 3 enfants, 3 vécus de grossesse, de naissances et de pratiques qui viennent enrichir et soutenir un enseignement empreint de partage, d’écoute et d’ouverture.

Blog, Pilates appareils, Pilates au sol

Le Pilates comme pratique somatique

« When your muscles are properly developed you will as a matter of course, perform your work with minimum effort et maximum pleasure”. J. Pilates (1883-1967)

Que signifie somatique ? Le mot vient du grec “soma” qui  signifie “corps”, on l’oppose à “psychique” pour désigner ce qui concerne exclusivement le corps. Il s’agirait d’une “intelligence” ou  d’un “savoir” proprement corporel, peut-être un “savoir être” … Ressentir son corps de l’intérieur, être attentif aux fluctuations sensibles des appuis,  des transferts de poids, des angulations articulaires, du tonus musculaire engagé,  de la tactilité au sens large… et être ainsi à même d’ajuster et d’adapter  son effort pour accompagner le corps dans sa recherche constante d’équilibre des fonctions (homéostasie).

Les pratiques dites somatiques couramment citées sont la méthode Feldenkrais, l’Eutonie, la méthode Alexander, le Body Mind Centering … Souvent, il y est question d’équilibre, d’écoute du corps pour “déconditionner”, défaire des habitudes de mouvement  néfastes, désapprendre pour réapprendre; non pas pour se re-conditionner différemment mais pour savoir faire varier les réponses et s’adapter.

Il y est question aussi, plus ou moins suivant les techniques, d’harmoniser le tonus musculaire : on ne cherche pas à aller au maximum de son effort, on recherche l’effort “juste”: “quality vs quantity” .

Le Pilates n’est pas à l’heure actuelle associé à ces pratiques, on le range plutôt du côté des pratiques sportives complémentaires,  préparatoires ou rééducatives ou on l’appelle “gym douce”.  C’est une option. Mais alors pourquoi insister sur cet aspect somatique ou pourquoi le privilégier ?

Qu’est-ce que cela apporte dans l’enseignement?

Pour moi cela change complètement le point de vue et la manière de pratiquer. On ne va pas partir de l’extérieur, d’une forme à atteindre.  Nous rejoignons en cela la définition que donne Thomas Hanna (1928-1990), philosophe et théoricien du mouvement,  d’une pratique  somatique.

L’approche a été définie clairement comme un moyen de rééducation via le système neuro-musculaire suite à des douleurs corporelles chroniques et des blessures récurrentes. Le corps et l’esprit ne font qu’un (cela était déjà dans l’air du temps depuis Delsarte (1811-1871) dont les idées ont bien imprégné toute la danse moderne du début du 20ème siècle et auxquelles Pilates a aussi été sensibilisé).

La douleur n’est jamais souhaitée ou recherchée ; nous sommes à l’opposé du « no pain no gain ».

La lenteur (ou en tout cas l’absence d’impact), l’écoute, la modulation du tonus musculaire en fonction du type d’exercice et d’effort me semblent complètement appartenir au registre du Pilates. Il ne s’agit pas de renforcement musculaire pur et dur mais d’une éducation à l’engagement musculaire adapté et respectueux de l’ensemble du corps.

Privilégier une approche somatique du Pilates permet d’écouter ce “corps parlant” et de partir de lui, d’en restaurer la fonctionnalité, c’est à dire l’adaptation aux contraintes de l’environnement.

La sédentarité est une contrainte, un stress pour le corps et réapprendre à bouger et à engager son tonus musculaire de manière pertinente constitue un des objectifs principaux du Pilates, à mille lieues d’une préoccupation esthétique ou d’une activité à la mode.

La pratique avec petit matériel va venir cibler, préciser, aiguiller la perception vers plus de finesse, de spécificité, de différenciation, dans l’effort.

Elle va permettre d’enrichir les sensations et ainsi de pouvoir faire varier la réponse /les réponses à apporter lors d’un effort mais aussi bien sûr dans le quotidien; je dis souvent aux élèves : vous avez un corps tout le temps et pas uniquement pendant le cours…

En savoir plus sur Thomas Hanna

Cours réguliers, pédagogie, Pilates au sol

Pilates or not Pilates ??

J’ai reçu récemment dans ma boîte mail une publicité pour le Pilates dont je publie la photo ci-après. Cette photo dont je tairai la source, m’a hérissée car je ne me reconnais absolument pas dans ce Pilates là et cela depuis le début, même avant d’avoir suivi d’autres formations comme celle de l’institut de Gasquet qui précise la physiologie de la respiration, notamment lors des efforts, dans le but d’éviter les poussées sur le périnée et les tassements vertébraux.

En effet pour moi cela “saute aux yeux” que la personne n’est pas à l’aise et que ce qu’elle fait semble être une contrainte … Les raisons “physiques” ce ces contraintes sont listées ci-dessous mais au-delà de ça ce qui m’interpelle c’est tout ce qui peut se cacher derrière un seul mot. Et il y en a beaucoup comme ça … tous en fait 😉

Mais si on reste dans ce qui nous concerne, la pratique corporelle, derrière le mot “Yoga” aussi se déploient tout un ensemble de pratiques, de conceptions, de philosophies, de rapport au monde, à l’autre et au corps…

Alors simplement pour rester positif soyons “smart” (ne laissons pas cette qualité uniquement au téléphone); pratiquer n’est pas consommer, cela n’est pas “acheter ” un mot, c’est vivre, ressentir, partir à la rencontre, à la recherche de soi. Arrêtons avec cet inconscient masochiste lié au sport et à la pratique corporelle artistique ou pas. Regardons bien en face ce que l’on fait quand on fait du sport en général et du Pilates en particulier.

Nathalie

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La danse, une certaine idée de liberté .

On le sait depuis un bout de temps “rien ne sert de courir, il faut partir à point …”

Partir à point et ne pas trop se fatiguer non plus ! Après la vogue du sport défouloir, anti stress et parfois (souvent ) un peu de violence et des blessures à plus ou moins long terme vient la mode du “sport santé “. Ah parce qu’avant le sport ce n’était pas si bon pour la santé … ? 😉

Et bien non, pour tout un chacun, ce qui est bon, c’est l’activité physique modérée et régulière plutôt que l’activité intense ponctuelle. Bien sûr c’est logique ! mais parfois on l’oublie et on passe 4h heures ou plus d’affilée assis devant son écran… en nous privant des informations essentielles à notre survie renvoyées par nos cellules et processus chimiques lorsque nous sommes physiquement actifs.

Nous savons maintenant que les émotions s’impriment dans les muscles et inversement (Huis In’t Veld, van Boxtel et al, 2014), mais nous l’avions déjà ressenti quand par exemple la colère tend les muscles de notre nuque ou la peur nous donne envie d’aller aux toilettes. Les récepteurs musculaires influencent notre cerveau, notre posture contribue à notre vécu émotionnel. (Lucy Vincent “Faites danser votre cerveau”).

Une posture physique peut déboucher sur des désordres pathologiques, cela a été prouvé en contraignant des animaux à rester dans une position donnée et en observant les répercussions sur leur comportement et l’apparition d’ulcères (Hayashii, Ikematsu et al, 2014). Et donc au contraire, la posture physique peut contribuer à notre bien-être, d’où les bienfaits du yoga ou du Pilates (Bhavanani, Madanmohan et al, 2012)

De même que nos émotions influencent notre microbiote (la flore intestinale) et que l’état de notre microbiote (lié en partie à ce que l’on mange) influence nos émotions … voir à ce propos

… nos mouvements et notre activité musculaire influencent nos circuits neuronaux et le fonctionnement de notre cerveau.

On est d’accord la danse peut aussi être une activité plutôt intense voire carrément athlétique mais ce n’est pas de cela dont il s’agit.

Il s’agit de bouger, bouger consciemment, de manière variée, la danse est une activité toute indiquée pour le bien-être général et pour préserver un fonctionnement optimal d’adaptation et de créativité au quotidien. Elle stimule nos facultés de renouvellement par l’apprentissage de nouveaux gestes.

Au delà de la joie sensorielle de bouger dans l’espace avec d’autres personnes et en musique (ce qui est déjà énorme par les temps qui courent…)la danse nous relie aux autres tout en nous faisant nous sentir individuellement, intensément vivant.

En sortant de nos habitudes gestuelles, posturales (lorsque nous apprenons des mouvements divers avec un professeur), nous mettons un peu de côté notre Moi parfois limitant et oppressant.

Une certaine idée de liberté, non ?

N’attendez plus 😉 à L’Atelier pratiquez la danse sans exigence de performance …


C’est quand ?

Pour écrire cet article je me suis appuyée sur mon expérience et sur le petit livre de Lucy Vincent “Faites danser votre cerveau”chez Odile Jacob qui recense bon nombre d’études récentes sur l’activité physique et plus particulièrement les effets de la danse sur le cerveau et la santé.