Cours réguliers, Infos studio, Yoga

Nouveau cours Hatha Yoga débutant le mardi à 19h30 à partir du 7 janvier !

« Le Yoga préconise un moyen qui a fait ses preuves au cours des millénaires : la « descente » des rythmes de la respiration, transformant ceux de la pensée. Ce ralentissement allant jusqu’à la suspension unifie, apaise, l’arbre somatique. C’est comme si on se posait près d’une source qui gazouille ! On entre en familiarité avec le souffle, on redécouvre les bienfaits de la douceur envers soi. Assez d’auto-vandalisation. »

Eva Ruchpaul et Colette Poggi « Dans la confidence du souffle ».

Pratiquez le yoga en 2020 / cycle débutant de janvier à juin, 23 séances pour découvrir les postures de base, les placer avec conscience, découvrir deux pranayama (pratiques respiratoires ) en deuxième partie de cycle, se familiariser progressivement avec l’immobilité et le silence intérieur...

Cours réguliers, Infos studio, Yoga

Pause.

Bonjour à toutes, tous,

… les cours s’arrêtent à L’ Atelier vendredi 20 décembre prochain et reprennent le 6 janvier 2020.
Nous projetons à la rentrée l’ouverture d’un nouveau cours de Yoga débutant , le mardi soir à 19h30 .
Pour vous qui souhaitez découvrir le yoga ou qui avez démarré cette année et qui vous sentez inconfortable dans les postures, dans l’assise immobile …
Ce nouveau cours sera très axé sur les postures (asanas), la prise de conscience du placement, du souffle pour rendre le corps plus disponible, plus réceptif.

Si ce cours vous intéresse dites-le en retour de mail !
Nous proposons par ailleurs pour les nouveaux élèves un abonnement à un tarif préférentiel sur la période de janvier à juin.
Cet abonnement est valable pour un cours par semaine, sur certains cours uniquement.
Vous qui êtes habitués de L’ Atelier ce peut être une idée de cadeau ! Renseignements: pilateslatelier@gmail.com

En attendant, profitons de décembre, belle fin d’année à tous et à toutes !

Nathalie

Blog, Danse, stages, Yoga

Yoga et danse contemporaine

Stage ouvert à tous et formation spécifique à venir !

Je travaille actuellement à la conception d’une formation destinée aux enseignants de yoga et/ou danse qui verra le jour en janvier 2021 pour la première session. Je vous en dirai plus bientôt sur le pourquoi d’une formation et sur ses contenus…

Ce lien qui se fait entre le Yoga et la danse travaille en moi depuis quelque temps et continue de se tisser et faire sens tout simplement…

Il s’agirait de trouver / retrouver une disponibilité corporelle pour se laisser traverser par une danse inconditionnée : vaste et infini programme…

Vous pourrez goûter la pratique lors d’un premier stage le 25 janvier 2020 et lors de stages ultérieurs qui en exploreront d’autres aspects.

25 janvier 10h-12h / L’Atelier / 45 €

Blog, Danse, Pilates au sol, stages, Yoga

Les stages du samedi (1)

Programme pour le début de saison 2019-20:

5/10 Hatha Yoga avec Isabelle /Yoga et vitalité / explication et pratique de santosha et sankalpa. Tous niveaux.
16/11 Hatha Yoga avec Nathalie / Se ressourcer/ ancrage / Yoga Nidra. Cours de yoga complet avec une belle pratique qui ressource et vous fait voyager loin des identifications et conditionnements. Tous niveaux.
14/12 Atelier autour du Pilates/ Danse Classique animé par Nathalie Foulquié-Valade. Pour tous et toutes ! et pour tous les niveaux !! Cet atelier est en participation libre, cela signifie que vous donnez ce que vous voulez au studio en fin de cours. Etes-vous prêt à démystifier la danse classique ? 

25/01 Yoga / Danse Contemporaine avec Nathalie, travail autour de la graphie de mantras choisis : espace, lignes, énergie et musicalité. Tous niveaux. 

Tarifs : 45€/stage à l’unité – 114€ / forfait 3 stage Inscriptions : pilateslatelier@gmail.com

Cours réguliers, Yoga

La rentrée / Yoga Nidra

Les cours réguliers reprennent bientôt à L’ Atelier et pour faire durer les états de bien-être vacanciers quoi de plus essentiel que de se ménager un temps pour soi ?

Plus le temps passe et plus je me rends compte que s’occuper de soi permet d’être plus disponible à sa famille, à ses enfants, ou plutôt l’un ne va pas sans l’autre : je me donne de l’espace et du temps donc je peux en offrir. Cela semble assez logique !

Alors je voudrais partager avec vous les trésors d’une pratique, découverte il y a maintenant plus de 10 ans alors que j’étais enceinte de mon 2ème enfant, c’est le Yoga Nidra.

Yoga Nidra signifie « sommeil yoguique », il s’agit de s’installer dans un état très proche du sommeil en tout cas au niveau du corps, pendant que la conscience reste éveillée et se trouve guidée par les paroles de l’enseignant. C’est une sorte de voyage intérieur qui me permet de me ressourcer complètement et d’avancer à ma mesure sur mon chemin intérieur. Cela remue en douceur les mémoires enfouies et agissant à mon insu, si bien que certains parlent de « nettoyage » .

Vous pouvez vous aussi découvrir, pratiquer Yoga Nidra au sein de L’Atelier le mardi à 13h; lors de ce cours de Yoga nous pratiquerons quelques postures dans le but de préparer le corps à la relaxation profonde et au Yoga Nidra, nous terminerons par un temps d’assise.

Belle rentrée à tous et à toutes !

Yoga / relaxation profonde / méditation le mardi à 13h

Stage le samedi 16 novembre 10h-12h

Yoga

Réfléchir sur le yoga

Bonjour à tous /toutes, je transmets ici ce massage de Bernadette de Gasquet reçu via la fédération de Yoga à laquelle Isabelle et moi sommes affiliées.

De quoi méditer … et rester modeste 🙂



Les dérives du yoga
Chers lecteurs, 

Je voulais vous envoyer un petit mot important consacré au yoga
Victime d’un succès inattendu et foudroyant, cette activité apparait aujourd’hui  comme la panacée, le remède miracle de tous les maux, l’anti -médecine façon Zorro. 
Une sorte de victoire assurée sur nos faiblesses physiques ou
morales. 
Si vous me le permettez, je fais un petit rappel : Esculape, le Dieu de la médecine, avait deux filles : Hygiée, et Panacée. Hygiée représente l’hygiène de vie, c’est-à-dire tous les efforts nécessaires pour rester en bonne santé. Quand cela ne suffit plus, quand la
maladie a dominé, il faut faire appel à Panacée, celle qui guérit. 
Dans les acteurs de santé c’est la même chose : il y a ceux qui sont dans l’art de soigner et ceux qui sont dans l’art de guérir. Seuls les docteurs en médecine sont classés dans l’art de guérir. 

Grand risque de déception. Le yoga a toujours été un modèle d’hygiène de vie. Il imbrique plusieurs niveaux : le travail sur le corps
par les postures et la respiration, la notion de « nettoyage » et de drainage, la concentration, la détente, la visualisation. 
Il met en œuvre les outils habituels d’Hygiée : la méditation, l’auto hypnose (yoga nidra), la diététique, le jeûne, l’équilibre.… 
Dans un monde moderne qui glorifie l’effort intense et le muscle
(« il faut bouger ») et la psychologie (« c’est dans la tête ») le yoga apporte quelque chose de différent, où le corps et le mental sont
toujours associés. 
Le problème aujourd’hui est que le yoga prétend devenir
thérapeutique, ce qui n’a jamais été sa vocation. 
Le risque de déception est grand et avec lui le risque de rejet. Sur des engagements intenables car erronés. 
C’est pourquoi je lance cet avertissement, moi qui enseigne cette discipline : méfiez-vous des fausses promesses du yoga. 
Ce n’est pas parce vous vous persuadez que vous êtes bien, que
vous avez l’impression de respirer profondément et d’être
détendu… que c’est la réalité.  
Un regard extérieur averti vous ferait reconnaitre la différence. 

Des « professeurs de yoga » jeunes, beaux et musclés.Les grands maîtres en yoga avaient une très grande expérience, un recul, un niveau de pratique et d’observation, qui leur permettait de guider réellement l’élève pendant des années, en s’assurant qu’il était
physiquement et mentalement prêt à passer à l’étape supérieure. 

En particulier pour les pratiques de « pranayama », c’est-à-dire
des respirations particulières, dont le pouvoir est très puissant.
L’une d’elle s’appelle Kapala Bati  (nettoyage du cerveau !) … elle modifie les gaz du sang et peut entrainer des crises de
spasmophilie et de panique qu’un enseignant débutant ne pourra jamais gérer. 

Aujourd’hui le yoga attire les jeunes, en particulier les jeunes
sportifs. Ce qui est très positif et change l’image du yoga
« mamie ». 

On voit de plus en plus de « professeurs de yoga » jeunes et beaux, musclés comme des Apollons et plus proches des body builders
que du citoyen moyen. 

Ces nouveaux enseignants sont-ils prêts à enseigner et à guider
tous ceux qui ont mal au dos, aux genoux, à l’estomac, à aider
efficacement et durablement les épuisés ? 

Rien n’est moins sûr. 

Les images de yoga sur Internet montrent de plus en plus
d’acrobates en tous genre, prouvant leurs capacités à faire des
performances et à « réussir » des postures spectaculaires…
souvent dangereuses. 

Cela n’a plus rien à voir avec l’esprit du yoga. C’est leur ego qui
s’exprime, une exposition narcissique très éloignée de ce que
monsieur et madame tout-le-monde pourraient faire. 

Enseigner le yoga, c’est mettre son ego en veilleuse. Le problème est que l’élève veut « faire comme le professeur », même s’il n’en a pas du tout les capacités physiologiques, même si sa morphologie interdit mécaniquement la posture si facile pour
l’enseignant-superman. 
Un bon professeur de yoga est capable de mettre son égo en
veilleuse et de chercher ce qui est accessible et bénéfique à
chacun. S’il ne le fait pas il devient dangereux, il pousse trop loin,
trop vite, il ne voit pas les erreurs et les risques. 
Cela s’apprend … Tous les moniteurs de natation, de ski, ou d’équitation ont des repères pour faire progresser les élèves, en
procédant par étapes bien définies. 
Le problème est qu’il n’y a pas de diplôme officiel de professeur
de yoga. Parce qu’il est inclassable ! Entre le sport, la santé et
l’éducation… On peut se déclarer professeur de yoga sans aucune formation. 
Aux débuts de la diffusion du yoga en France il y avait deux ou
trois fédérations et quelques grands noms : Eva Ruchpaul, André Van Lysbeth, Roger Clerc, ainsi que les Indiens  Sri Mahesh,
Yengar, etc, qui avaient leurs écoles. 
La formation durait quatre ans en général et nécessitait le
parrainage d’un professeur. 
Aujourd’hui on peut se former en 200 heures en Inde, 50 heures
dans certains cursus et parfois seulement par e-learning ! 

De nombreux dangers mal identifiés.
On pense qu’il suffit d’être souple – du coup on l’est souvent trop
(hyperlaxe) pour les filles – d’avoir quelques muscles bien dessinés pour les garçons…pour penser être « fait » pour enseigner le yoga, une activité d’ailleurs lucrative en ces temps de chômage de
masse ! 
Personne n’avertit ces futurs « professeurs » que le yoga, par
exemple, est dangereux pour les hyperlaxes. Ils se réveilleront un jour avec des genoux, des hanches, des épaules, des cervicales
bien abimés… et auront entraîné avec eux leurs « élèves ». 
Un des autres problèmes du yoga est la relation
élève – professeur. Il y a très souvent, surtout vis-à-vis du premier professeur rencontré, un très fort « transfert », beaucoup plus
que pour les moniteurs ou professeurs de sport. Gérer un
transfert demande une grande maturité, surtout si on a affaire à des gens vulnérables, psychiquement fragiles, très demandeurs. 
C’est pour cela que le risque de dérive sectaire existe. Il ne s’agit
pas seulement des manœuvres de quelques gourous crapuleux – il y en a – il s’agit d’un risque de dépendance créée par l’adepte
lui-même. 
Je suis donc inquiète de cet engouement effréné et mal contrôlé
pour le yoga. 
Le yoga peut -être tellement bénéfique qu’il serait dommage de le voir se dénaturer et s’auto détruire. 
Le yoga ne doit jamais faire mal. En conclusion je dirais que le
yoga reste une discipline merveilleuse, qui a l’avantage de rendre actif l’élève, contrairement aux traitements médicamenteux,
chirurgicaux, ostéopathiques qui laissent le patient passif. C’est
donc une discipline de choix dans le domaine de la prévention, et complémentaire en cas de pathologie avérée. 
Mais il ne faut pas lui demander des miracles et il faut lui accorder un long investissement. 
Je vous donne un repère et un seul : le yoga ne devrait pas « faire mal ». Ni au niveau articulaire (épaules, genoux, hanches, nuque,
bassin… ), ni déclencher des douleurs de type sciatique. Il peut être exigeant pour les gens raides, mais ce sont des douleurs
musculaires qui s’arrêtent immédiatement dès qu’on cesse l’étirement du muscle récalcitrant. En réalité ce sont les plus raides qui ont le plus besoin du yoga … mais ils se découragent souvent car
gagner en souplesse est très long, millimètre par millimètre, à
recommencer sans cesse car toute pause fait régresser.
C’est ingrat et peu gratifiant, surtout au début. 
Le yoga est exigeant, mais c’est la condition pour que son
potentiel soit bien utilisé. 

A très bientôt ! 

Dr Bernadette de Gasquet 
stages, Yoga

Yoga/Stage

Le prochain stage de Yoga avec Isabelle à L’ Atelier aura lieu le samedi 15/06 de 10h à 12h.

Tarif : 42€

Inscriptions auprès de Nathalie pilateslatelier@gmail.com

Yoga & vitalité, pour allier bien être et énergie

Au programme,
  • Santosha, apprécier le moment présent, vivre l’instant, conjuguer le verbe «être » plutôt qu’« avoir ».
  • Sankalpa ,la puissance de l’intention : formuler de façon positive au cœur de nous-même un vœu, une résolution…faire des choix justes en fonction de ce que l’on est pour créer un changement en nous-même ou dans notre manière d’interagir avec le monde.

“ Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.”  Bouddha

  • Pratique des cinq yogas tibétains et de leurs variantes : secrets de vitalité et de longévité.
Ces 5 rites proviendraient de monastères retirés de l’Himalaya, gardés secrets jusque dans les années 1930, ils ont été présentés au monde occidental par Peter Kelder. Leur pratique a un impact profond sur la santé physique et émotionnelle. Ils rééquilibrent la fonction des cinq éléments constitutifs du corps que sont le vent, le feu, l’eau, la terre et l’espace. Ils permettent à notre système nerveux et immunitaire de se rééquilibrer par la pratique de l’attention sur le souffle pendant les exercices physiques.
  • Pranayama (techniques de respiration) dans les 5 Vayu (trajets énergétiques).

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Yoga

Yoga /salutation

En yoga, nous pratiquons la « salutation au soleil ». Tous les jours, matin et soir, matin ou soir; on fait ce qu’on peut !
… mais honnêtement 🙂 cela prend 5 à 10 mn maximum suivant nos possibilités. C’est un minimum au quotidien pour notre santé, à condition bien sûr de pratiquer en cultivant présence et attention à soi, au souffle…
Eveil corporel, mise en disponibilité dynamique du corps et du mental elle vise à « échauffer » en mobilisant la colonne vertébrale avec des flexions (vers l’avant) et des extensions (vers l’arrière). Nous pouvons aussi y inclure des rotations ou des inclinaisons latérales et la pratique peut-être plus ou moins intense suivant l’implication des bras et jambes. Le but est aussi de focaliser l’attention sur l’enchaînement et ainsi de stabiliser le mental.
Celle-ci est plutôt d’un niveau intermédiaire, elle demande d’avoir déjà pratiqué indépendamment les postures de guerrier et de planche en plus des basiques chien tête en bas/tête en haut.
Les postures de guerrier (virabhadrasana) sont exigeantes en termes de placement /alignement et force des jambes /précision des appuis.
La planche est exigeante en termes d’alignement et de force des bras/ceinture scapulaire surtout pour aller vers le « chien tête en haut » puisqu’elle passe par « chaturanga ».
Ce sont des postures qui nécessitent « mula bandha », la contraction remontante du périnée pour protéger le bas du dos, avoir un centre fort.
3 variantes de « guerriers » sont ici présentes, postures fortifiantes et symboliques d’une « guerre » plutôt d’ordre spirituel, la bataille est menée à l’intérieur de soi pour « trancher  » les chaînes de l’ignorance « avidya » en sanskrit.

 

stages, Yoga

Stage de Yoga

Le prochain stage de Yoga avec Isabelle aura lieu à L’Atelier le samedi 23 février de 10h30 à 12h30, le thème est celui des mudras !
« Yoga et mudras »
Ces gestes des doigts permettent de ressentir l’énergie jusqu’au bout des doigts, renforcent la dextérité, l’agilité, la sensibilité.
Pratiquer le yoga en y associant les mudras permet de mieux ressentir l’énergie, la concentration et le calme intérieur.
  • renseignements/inscriptions pilateslatelier@gmail.com
  • tarif: 42€
Pré et post natal, Yoga

Post-partum

Quelle est cette période étrange de transition entre deux corps ?
Après le point culminant de la naissance, ce moment tant attendu surtout sur la fin de grossesse, se déroule un temps particulier dont on parle peu et qui est supposé n’être que bain de bonheur…
Pour ma part et mon troisième enfant j’ai commencé à ressentir une certaine nostalgie de la fusion, une certaine appréhension de l’après, dès le 6-7ème mois de grossesse.
Je pressentais qu’une fois l’euphorie de la rencontre passée, la vie serait à nouveau à reconstruire, une famille à 5, l’organisation, le temps, le rythme bousculés avec bébé.
J’ai pris des oméga 3 que j’ai continué à prendre environ un mois et demi après l’accouchement. Les oméga 3 sont des « bons gras » qui permettent de lutter contre la déprime de l’après naissance et qui de plus aident au bon développement du cerveau du bébé. Je ne peux pas dire si cela m’a aidée ou pas … je crois qu’il y a des choses à vivre et il faut chercher à se faire aider oui…
La naissance est un point culminant , c’est donc qu’il faut redescendre … chute des hormones qui ont aidé le corps à fabriquer un bébé pendant 9 mois, catabolisme après l’anabolisme de la grossesse.
Il faut se séparer, vider, drainer, perdre et ça ne se fait pas en un claquement de doigts ! (malgré la rapidité, relative, du processus de « mise au monde »). Ce processus de « retour » prend du temps, 3 à 6 mois pour le corps physique, ce processus est complètement corrélé au lien qui se forge avec son bébé. je dirais maintenant que plus le lien s’établit, s’ancre au fil des mois, plus le retour se fait en douceur. Le retour vers un corps « augmenté », vers une vie augmentée.
Comment accompagner ce processus de retour « à la normale » ?
Je mets « retour à la normale » entre guillemets car on ne revient jamais comme avant… bébé est là et c’est à la fois bouleversant et porteur. C’est ce lien, démarré pendant la grossesse, qu’il faut actualiser dans le réel et qui va nous aider. Le bébé porte autant sa mère qu’elle le porte ! 
On est modifié, on a donné la vie ! Cependant, les suites immédiates sont souvent imprégnées de noires pensées, de tristesse impossible à dire, de peur de ne pas être à la hauteur. La jeune maman (même de 45 ans et son 3ème bébé) est fragile autant que son petit. Je me suis dit que c’était peut-être nécessaire de ressentir cette vulnérabilité immense de façon à bien rester auprès de son nourrisson et de répondre au mieux à ses besoins…

Lors de cette grossesse, j’ai traversé de vrais sentiments de joie comme jamais, la joie de ce cadeau de la vie à 45 ans passés, cette surprise qu’on accepte et qui nous comble, la sensation de porter une énergie de vie incroyable, l’extase (ou l’enstase) de méditer , de pratiquer, de danser, de donner les cours en ressentant mon corps porteur de vie.
Bien qu’ils aient été désirés ardemment, je n’avais pas vécu ça pour mes deux premiers enfants.
Pourtant,  après une naissance à domicile choisie, un « bel accouchement » comme a dit l’une des sages-femmes, la sensation de ne pas se relever, d’être en dessous de tout, la peur d’être dépassée, de mal faire, de faire du mal au bébé, la peur du bébé… même la peur qu’il arrive quelque chose à mon mari, aux enfants.
Et ne pas le laisser trop paraître (parce que c’est mal venu, c’est pas le moment, ça se fait pas, c’est pas « normal », personne comprend …).
C’est fou comme on s’oblige, on se force à donner le change.
Et puis c’est vrai que ça suit son cours, le bébé est magnifique, l’allaitement se déroule plutôt bien malgré les crevasses du début (inévitables ?); on me dit qu’il faut que le bébé ouvre bien la bouche, prenne toute l’aréole, « tu dois attendre et lui faire ouvrir la bouche… « ; facile à dire, moins facile à réaliser dans l’urgence des tétées, dans le demi sommeil des tétées nocturnes.
Bref on a des crevasses et le bout des seins douloureux pendant quinze jours à peu près…
J’ai pratiqué dès le début de « l’après » des expirations profondes qui démarrent du périnée pour aller chercher le transverse de l’abdomen, retrouver un tonus abdominal et presser l’utérus qui redescend, qui rapetisse. Il faut faire ça même si on a peu de sensations au début au niveau du périnée, il faut se concentrer sur cette zone et expirer en « remontant », il faut chercher à refermer ce passage. C’est difficile au début mais c’est primordial surtout pour aller aux toilettes, commencer à évacuer.
A ma demande, nous avons « refermé » le bassin, un après-midi avec C. ma fille aînée et H. la sage-femme. Mon bassin enveloppé dans l’écharpe de portage, bien serrée, elle ont tiré de chaque côté et nous sommes restées comme ça quelques instants, j’étais allongée bien-sûr. J’ai senti mon utérus pressé comme une éponge se vider. 
Un mois après environ j’ai vu mon ostéopathe pour replacer éventuellement le bassin.  J’ai ressenti une énergie renouvelée à la suite de la séance et plus d’envie d’aller marcher, de sortir. 
Le fait d’expirer doit s’accompagner du replacement du bassin en « neutre », reverticaliser le coccyx, atténuer la lordose (cambrure lombaire); ça doit faire du bien au dos, on s’allonge, on se déplie. On peut faire ça très régulièrement dans la journée, le soir ou le matin aussi devant la glace pour observer l’autograndissement et comment le ventre « disparaît ». C’est comme si on remontait une culotte de muscles jusqu’aux basses côtes.
Très vite on peut y associer des mouvements de colonne, des inclinaisons latérales et surtout des rotations. 
Au début, éviter de porter, s’allonger avec bébé le plus possible, respirer puis marcher un peu, progressivement aller marcher plus pour s’oxygéner, changer d’air, ré apprivoiser le dehors, la vie de l’extérieur, sentir son corps bouger.

Une de mes postures préférée en post natal : inversion, fermeture bassin et torsions (tourner le bassin sur les expirations à partir du périnée).

La posture du « chien tête en bas » que j’ai pratiquée jusqu’à l’accouchement était un peu douloureuse au début en post natal, je pense par rapport au poids perdu et aux tissus qui tiraient. Mais très vite elle apporte du confort et revivifie, c’est une posture nécessaire pour favoriser la mobilité des organes, leur retour dans l’espace du ventre, éviter les pressions sur le périnée.

Il a été pour moi fondamental de pratiquer corporellement ne serait-ce que 10 mn par jour, idéalement le matin et le soir, de trouver des oreilles attentives à ce désarroi improbable (toutes ne le sont pas) et de laisser faire …

Lectures:

  • « Le guide de la naissance naturelle » Ina May Gaskin
  • « Le 4ème trimestre de la grossesse »; Ingrid Bayot
  • « Bébé est là, vive maman, les suites de couches; Dr Bernadette de Gasquet, Pr Xavier Codaccioni, Danielle Roux-Sitruk …

Pratiques autres:

  • Ostéopathie, environ 1 mois après
  • « Refermer le bassin » voir les soins rebozo.
  • Pour soutenir les sages-femmes et l’accouchement à domicile : https://adadtoulouse.wordpress.com