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Lectures inspirantes

« La joie sans objet »/ Jean Klein

« Jean Klein (1912-1998) est un des plus grands maîtres spirituels du XXème siècle. Son enseignement, inspiré par la tradition indienne de l’advaita-vedanta, a largement contribué à ouvrir la sensibilité occidentale à la non-dualité et à l’éveil. »

⇒Un texte rassemblant plusieurs entretiens (questions-réponses) qui donne à goûter la transmission de Jean Klein. Il y est question de nos agitations mentales, de nos difficultés à éprouver le dépouillement évident de la paix. 

« Aux sources du Yoga »/ Jean Varenne

« Jean Varenne, professeur émérite à l’université de Lyon, a été un spécialiste de l’histoire  des religions et de la civilisation de l’Inde. »

⇒ Cet ouvrage présente de manière synthétique et accessible la philosophie indienne issue des textes anciens du Véda, des Upanishads ainsi que des Tantras. Il nous permet d’explorer les fondements du Yoga dans son rapport au monde, à la création et à la condition humaine. Nous pouvons véritablement réaliser à quel point le yoga ne peut être réduit à des postures physiques mais déploie toute une vision de l’univers, un mode de pensée qui sous tend la pratique. 

« Le chien tête en bas » / Clémentine Erpicum, illustrations : CÄÄT

 » Historienne de l’art, yogini et professeure de yoga, Clémentine Erpicum partage cette philosophie du quotidien au travers de son blog 3heures48minutes et d’ateliers organisés au gré de ses voyages. CÄÄT est diplômée de l’académie des beaux arts de Bruxelles où elle a étudié l’illustration et la bande dessinée. »

⇒ Au travers des postures, un autre moyen de plonger dans l’histoire de l’Inde et de sa culture. Un petit livre agréable et magnifiquement illustré où nous rencontrons les sages, les animaux, les divinités qui se cachent derrière les postures asanas. Une manière peut-être d’aller approfondir la posture en y associant la portée symbolique. 

« Dans la confidence du souffle » / Colette Poggi, Eva Ruchpaul

« Colette Poggi, sanskritiste et indianiste, docteur en philosophie comparée, enseigne le sanskrit et la pensée indienne à un large public.  Eva Ruchpaul, à plus de 90 ans, enseigne encore le Yoga à Paris. Cette figure majeure du yoga en France a eu une vie étonnante: atteinte de l polio à 18 mois, elle ne marchera qu’à 12 ans. mariée à un brahmane indien, elle apprend le Yoga en autodidacte et crée en 1970 l’un des premiers cours en Europe. « 

⇒  Un ouvrage fait d’entretiens qui nous amènent vers un yoga de l’expérience et du quotidien. Une incroyable richesse des contenus de toute une vie en Yoga partagés avec une spécialiste de la culture indienne qui y apporte son éclairage pertinent et subtil. Un livre riche et juste qui enrichit et nourrit notre pratique. 

« Anatomie pour le Yoga » / Blandine Calais- Germain

« Blandine Calais-Germain, professeur de danse, kinésithérapeute, est l’auteur des livres et de la méthode Anatomie pour la voix et Anatomie pour le mouvement. « 

⇒ Beaucoup de dessins précis et de courts textes explicatifs pour mettre en évidence certaines problématiques musculaires ou osseuses dans les postures; comment faire pour étirer ou renforcer tel ou tel muscle et permettre une entrée dans la pose plus juste ? quels muscles engager de manière à protéger une articulation dans la posture ? Même si le yoga ne se réduit pas au placement des postures, le corps physique est notre instrument de base pour aller vers des plans plus subtils. En tant qu’enseignant, il est nécessaire de bien anticiper les limitations auxquelles les élèves peuvent être confrontés sur ce plan là; ce livre nous donne quelques clés. Pour un pratiquant éprouvant des difficultés dans une pose, ce peut-être un chemin d’exploration possible.

« Shankara et la non-dualité » / Michel Hulin

« Michel Hulin est professeur émérite de philosophie indienne et comparée à l’université Paris IV la Sorbonne, dont il occupe la chaire de philosophie de 1981 à 1998. Il est l’un des meilleurs spécialistes de la pensée et de la spiritualité de l’Inde. »

Un ouvrage complet pour connaître l’historique autour de Shankara, « le plus grand philosophe de l’Inde » et surtout des extraits de ses écrits majeurs accompagnés de la réflexion critique de Michel Hulin. Un éclairage sur l’advaita-vedanta, approche philosophique non-duelle : il n’existe qu’une seule et même réalité brahman. Nous comprenons comment cette approche est intimement liée l’Inde, à sa culture, au Veda et que le « délivré vivant » est forcément un homme, ascète, renonçant qui n’a plus de relation affective avec son corps… Ce livre présente également la postérité et l’évolution de cette philosophie qui nous parvient et peut nous toucher par delà les âges et les carcans culturels. 

Shankara et La non-dualité Michel Hulin  Mes notes de lecture

 

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Les cours chez vous…

Nous avons testé un cours de Yoga en visio-conférence … malgré les réserves que nous pourrions développer, ce fut quand même réjouissant de partager ce temps.
Nous allons poursuivre l’expérience et voir comment améliorer une pédagogie dans ces conditions!
  Rendez-vous le lundi, mardi et jeudi à 18h pour du Pilates ou du Yoga.
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→ Ces cours sont accessibles sans restriction aux abonnés de L’Atelier, aux personnes disposant d’un forfait séances valide (une séance sera décomptée pour chaque présence).
Pour toute autre personne intéressée vous pouvez acheter des séances qui seront valables en ligne et au studio lors de la reprise. 
A bientôt, 
Nathalie

 

 

 

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Pourquoi le « OM » ?

Depuis longtemps ce sujet mijote en mon for intérieur… Un jour un élève nouvellement inscrit pour un cours de Pilates, me parle du Yoga, il me dit qu’il a suivi un cours et que l’enseignant s’est mis à chanter le son « OM », a demandé aux élèves de faire de même … il a trouvé ça déplacé, s’est senti mal à l’aise comme transporté dans un autre espace – temps. J’ai compris que pour lui  cela donnait au Yoga une tournure beaucoup trop « ésotérique » qui ne lui a pas convenu. Du coup il préférait se tourner vers le Pilates beaucoup plus rassurant à son avis (enfin ça c’est moi qui suppose…).

Alors je voulais explorer un peu le sens de ce mantra et pourquoi il peut avoir sa place dans un cours de Yoga. Un mantra c’est selon le glossaire des « 108 Upanishads » de Martine Buttex, une « syllabe, mot ou formule de caractère sacré dont la répétition accompagnée de méditations sur le sens subtil permet d’atteindre et de réaliser l’Atman ou le bénéfice immédiat du mantra (mantra de protection, de santé etc…). Le mantra est donc une formule rituelle, qui résume en soi toute la puissance de la méditation en tant que pouvoir de transsubstantiation de la conscience. « 

« OM » serait le mantra des mantras symbolisant « l’énergie à l’oeuvre dans l’univers et simultanément la vacuité au-delà de l’univers manifesté » (Martine Buttex). Le mot sanskrit « AUM » signifie « tout ».

Cela nous ramène au Yoga et à ce que l’on y cherche … prendre du recul, de la distance vis à vis de ses propres pensées récurrentes, trouver, retrouver un espace d’accueil et de disponibilité en soi qui indéniablement nous relie à plus grand que soi, au Soi universel, ce que l’on nomme Atman dans la philosophie indienne.

C’est vrai que cela nous ramène à l’Inde mais le Yoga c’est indien non ? Il y a une tradition, il y a une philosophie ou plusieurs approches (points de vue) sur le réel et le monde; le Yoga (et tous ses avatars) en fait partie.

Si cela me gêne de chanter le « OM » je peux le formuler en silence et si c’est simplement cet aspect du yoga qui me dérange alors peut-être que je dois tout simplement écouter cette résistance. Le chant du « OM » dépasse l’aspect physique du yoga en créant de l’espace, en accueillant la vibration sonore ou en observant qu’il n’y pas d’espace …

Il nous met en contact avec le corps « subtil », notre corps vibratoire fait de souffles et d’énergie dont la perception s’affine par la pratique.

En même temps que j’écris cet article j’écoute …

Beaucoup à dire également sur la graphie sanskrite sur laquelle nous avions travaillé en Yoga et danse à suivre ….

Sources : « 108 Upanishads » Martine Buttex, Editions Dervy.

pédagogie, Pilates au sol, Pré et post natal

Témoignage d’enseignant.

Témoignage de Peggy Gemar, sage-femme ayant suivi la formation Pilates au sol niveaux fondamentaux, débutants, intermédiaires, pré et post-natal (yoga et Pilates).

« J’ai pratiqué l’enseignement Pilates assez rapidement pendant la formation sur mes proches puis une fois la formation terminée sur mes patientes en tant que sage-femme.

J’ai de suite été confronté à la difficulté pédagogique : l’envie de transmettre les bienfaits du Pilates était bien trop forte, j’étais trop vaste dans mes indications. J’ai alors écouté leurs retours, filmé et observé de courtes séances avec les enfants, mon conjoint et réalisé que c’était une question de langage associé à une présence « Pilates » dans mes gestes, ma posture avec aussi une notion de rythme spécifique à l’enseignement.

J’ai poursuivi mes cours en tant qu’élève avec un regard différent en retenant les mots clefs, tenant compte de notre capacité à recevoir à un rythme modéré, fluide, pour aller vers la qualité du mouvement.

Ma confiance a grandi et j’ai alors mis en place un cours « Pilates et post partum ». Mon expérience de sage-femme dans la rééducation du périnée était en quelque sorte non satisfaite sur le manque de conscience corporelle globale chez la femme une fois les séances terminées. En effet, le périnée étant très sollicité à travers la périnatalité, il me semblait essentiel d’éveiller les femmes sur l’importance du périnée dans nos mouvements quotidiens.

Le Pilates m’a alors permis d’améliorer les résultats en rééducation et surtout de sensibiliser les femmes à long terme sur l’entretien du centre d’énergie.

Le cours se déroulent le matin, elles sont maximum 5 ; les bébés sont bienvenus.

En début de cours je rappelle les principes du Pilates. Je prends un temps assez long pour se connecter à la respiration et au périnée. Je répète et fais ressentir l’auto grandissement.
Je fais chercher la stabilité et ressentir les muscles stabilisateurs. Je cite l’anatomie pendant l’exécution ; une fois la mise en place faite.

Ma voix est assez douce le rythme est plutôt lent.

Un petit temps plus intense et dynamique pour celles qui peuvent l’exécuter avant de finir par la pleine conscience d’observer le périnée, la respiration, l’énergie qui circule.

Le public des femmes en post partum est spécifique et délicat car elles sont en « reconstruction ». En quelque sorte le Pilates viendrai refermer ce corps qui à travailler dans l’ouverture avant et pendant la mise au monde de leur petit.

C’est pourquoi le Pilates est très adapté à cette étape de vie ; elles sont encore dans l’envie d’être enveloppée, rassurée, tout en étant dans le besoin d’ancrage, de se regrouper pour plus de sécurité intérieure.

Chacune à son rythme et fonction de son expérience, j’ai pu percevoir comme une sorte de déclic supplémentaire après les cours de Pilates sur la conscience du périnée. J’ai aussi vu des visages détendus, plus lumineux, apaisés.

Leurs retours m’ont été très constructifs :

  • Le guidage est juste et adapté à leurs capacités
  • L’application du Pilates dans leur quotidien « je monte les escaliers en Pilates…je porte mon bébé…mon périnée m’a guidé dans la marche… conscience des différents périnées profond… superficiel…je prends le temps pour respirer… »
  • Un sentiment de bien-être général, une pensée positive.
  • Les bébés sont étonnement calmes pendant les séances. Les 1ères fois elles sont très vigilantes… et par la suite elles gagnent en confiance et en concentration pour vivre pleinement le cours. De mon côté elles m’ont beaucoup appris j’avais tendance à remplir avec trop d’informations… Je privilégie alors la précision dans les mots.

J’ai aussi su m’adapter dans la quantité des exercices et préférer la qualité, aller vers le détail et la bonne fluidité des gestes. Mon objectif était de les motiver à prendre ce temps pour installer une nécessité d’entretenir les principes du Pilates dans le tous les jours. La plupart ont eu envie de progresser et se sont inscrites dans des cours à l’année.

C’est une réelle satisfaction de transmettre cet enseignement du Pilates ; il y a comme un accomplissement dans ma pratique de sage–femme.

J’ai plein d’idées pour développer cette pratique du Pilates chez la femme à travers la périnatalité.

Merci Nathalie de transmettre avec autant de passion. Peggy. »